En septembre 2026, un robot a tiré au hasard 41 841 entreprises du registre du commerce, cherché leur site, puis audité les 10 000 premiers qu’il a pu leur attribuer avec certitude. Voici ce qu’il a trouvé, en proportions, sans aucun nom.
entreprises tirées au hasard du registre du commerce : Sàrl, SA, raisons individuelles, SNC
sites attribués à leur entreprise avec une preuve, puis audités
cantons, chacun selon son poids dans le registre
de marge d’erreur sur les pourcentages nationaux
Le robot ne passe pas par Google. Il forme les adresses qu’un client essaierait à partir du nom de l’entreprise, et ne garde un site que s’il y trouve la preuve qu’il est bien le sien : la raison sociale, le numéro IDE, l’adresse ou la localité.
| Entreprises | Site prouvé | Incertain | Aucune adresse |
|---|---|---|---|
| Toutes les entreprises | 24 % | 32 % | 44 % |
| Par forme juridique | |||
| Sàrl | 29 % | 36 % | 35 % |
| SA | 28 % | 34 % | 38 % |
| Raison individuelle | 13 % | 24 % | 63 % |
| SNC | 13 % | 23 % | 64 % |
| Par région | |||
| Suisse alémanique | 26 % | 31 % | 43 % |
| Romandie | 20 % | 33 % | 47 % |
| Tessin | 20 % | 35 % | 45 % |
« Site prouvé » est donc un plancher, pas un taux d’équipement. Ce qu’il mesure est plus étroit et plus utile : combien d’entreprises ont un site qu’une machine relie à elles sans se tromper. Chez les raisons individuelles, une sur huit.
Part des 9 970 sites joignables qui ont chaque élément sur leur page d’accueil. Un fichier qui renvoie une page web au lieu de son contenu compte comme absent.
Version pour téléphone : la page déclare une largeur d’écran (balise viewport). Données structurées : un bloc JSON-LD décrit l’entreprise pour les machines.
des sites ne donnent aucune donnée structurée. Ni le métier, ni l’adresse, ni les horaires, sous une forme qu’un moteur ou une IA lit sans deviner.
n’ont pas de page de protection des données que le robot ait trouvée. En Romandie, 54 %. Depuis septembre 2023, la loi sur la protection des données oblige à informer dès qu’un site collecte des données personnelles, par un formulaire de contact par exemple.
ont un fichier llms.txt, presque toujours sans l’avoir demandé : 96 % des sites Wix en ont un, 87 % des sites Shopify. C’est la plateforme qui le pose, pas l’entreprise. Sur WordPress, 8 %.
affiche encore au pied de page une année de 2024 ou plus ancienne. Pour un visiteur, c’est le premier signe d’un site laissé à l’abandon, même quand il ne l’est pas.
Un écart de plus de trois points entre Alémaniques et Romands dépasse la marge d’erreur. Au Tessin, 440 sites, elle est d’environ cinq points.
| Mesure | Suisse alémanique | Romandie | Tessin | Suisse |
|---|---|---|---|---|
| Sites audités | 7 267 | 2 263 | 440 | 9 970 |
| HTTPS | 94 % | 95 % | 95 % | 94 % |
| Version pour téléphone | 91 % | 93 % | 89 % | 91 % |
| Fichier robots.txt | 79 % | 87 % | 77 % | 81 % |
| Plan du site | 73 % | 77 % | 68 % | 74 % |
| Méta-description | 62 % | 64 % | 54 % | 62 % |
| Données structurées | 45 % | 50 % | 45 % | 46 % |
| Fichier llms.txt | 17 % | 19 % | 14 % | 17 % |
| Page de protection des données | 59 % | 46 % | 43 % | 55 % |
| Année de 2024 ou avant au pied de page | 11 % | 11 % | 16 % | 11 % |
Les sites romands se décrivent un peu plus souvent aux machines (données structurées, robots.txt) et montrent nettement moins souvent une page de protection des données : 46 %, contre 59 % en Suisse alémanique.
Un huitième du registre du commerce, en données ouvertes de l’Office fédéral du registre du commerce, choisi par le hachage de l’identifiant de chaque entreprise : un hasard uniforme et reproductible. Restent 82 059 Sàrl, SA, raisons individuelles et SNC. Écartées : faillites, liquidations, sociétés de participation, sociétés cotées, pharmacies, filiales de groupes.
Dans un ordre mélangé, le robot cherche le site de chaque entreprise et s’arrête au 10 000e site prouvé. 41 841 entreprises traitées.
Page d’accueil en version bureau et téléphone, pages de contact et de protection des données, robots.txt, sitemap.xml, llms.txt. Une page à la fois, une vingtaine au plus par site. Quatre sites ont refusé le robot par robots.txt : ils sont hors du calcul.
Des proportions seulement : aucun nom, aucune adresse de site, aucun chiffre sur un groupe de moins de trente sites. Les données brutes sont effacées au plus tard six mois après la publication.
Le robot se présente sous le nom HallebardierEtude, lit robots.txt avant toute autre page et le respecte. Il n’ouvre rien qui demande un identifiant, n’envoie aucun formulaire et ne teste pas la sécurité. Le détail est sur la page Confidentialité.
Tous les chiffres, région par région, forme par forme et canton par canton : etude-pme-2026.json. Les mêmes données en CSV : GitHub, Hugging Face et Zenodo (DOI 10.5281/zenodo.23192819). Pour citer l’étude : Hallebardier, « 10 000 sites de PME suisses », septembre 2026, hallebardier.com/etude-sites-pme-suisses/. Licence CC BY 4.0 : réutilisation libre, y compris commerciale, avec la source et un lien vers cette page.
Le code de la page tel que le serveur l’envoie, sans exécuter le JavaScript, comme beaucoup de robots d’IA.
Des données structurées posées ailleurs sur le site ne sont pas comptées. L’accueil est la page par laquelle un robot commence.
Une méta-description peut être là et mauvaise, une page de protection des données là et incomplète.
Une page « Mentions légales » ou « Impressum » qui contiendrait la protection des données sans la nommer n’est pas comptée comme telle.
Rien ici ne dit si un site est beau, clair ou convaincant.
Le robot chronomètre la réception du code, pas l’affichage des images et des scripts.
Ni certificat, ni en-têtes de sécurité : l’étude ne teste pas les sites.
WordPress, Wix ou un site sur mesure : l’étude compte les plateformes, elle ne les juge pas.
Le test gratuit lit votre page d’accueil comme le robot de l’étude a lu ces 10 000 sites, et vous dit en quelques secondes ce que ChatGPT, Claude et Google peuvent en tirer.